Moussa Ndiaye : Le Sport dans la peau

Posted on 18 mars 2016 in Au coeur du PB18.

Football, athlétisme ou basket… finalement, un athlète reste un athlète. Et c’est ce qui qualifie le mieux Moussa Ndiaye, car dans tous les sports qu’il a pu pratiquer, ce jeune homme de 22 ans a fourni la même implication. Aujourd’hui, c’est dans le basket qu’il choisi de transmettre son savoir-faire. Plus précisément, aux joueuses du PB 18.

A gauche, moussa lors de la fête du club

A gauche, moussa lors de la fête du club

Moussa se définit comme un amoureux du sport, il adore toucher à tout, mais ce n’est pas le basket qu’il découvre dans un premier temps. Et bien oui, son premier amour, c’est le football, il y joue pendant toutes ses années passées en Nouvelle-Calédonie. Moussa intègre même la sélection du département en catégorie jeune. A son arrivée en France, à 13 ans, il rejoint un patronage, mais ne retrouve pas le même plaisir qu’il a pu connaître auparavant. C’est à ce moment là que Michael Jordan lui fait du pied. Il range ses crampons, abandonne les terrains verts pour fouler les parquets.

Naissance d’un coach

Une reconversion assez tardive finalement…c’est en tout cas ce que pense Gilles Laupa, son coach à Championnet Sport, celui qui lui a tout appris. Moussa enregistre vite et progresse rapidement, mais le temps est son plus grand adversaire pour ce rêve que tous les joueurs de basket ont un jour espérer atteindre, le haut niveau.

Junior, Cadet, Senior…dans chacune de ces catégories, Moussa fait parti des joueurs clefs de son effectif. Si bien que Gilles l’initie au coaching. « Ce que Gilles m’a transmis, aujourd’hui, je peux le transmettre ». Moussa commence par assister Gilles. Puis on lui confie davantage de responsabilités. Il prend la tête d’une équipe de benjamins et tente de la faire progresser, tout en parachevant son apprentissage en tant qu’entraineur.

Lors de sa première année dans son nouveau rôle de coach, Moussa se lance un nouveau défi. Il s’engage dans une autre discipline sportive. Ses qualités premières sont la vitesse, la vivacité et la vélocité…il met donc ces différents atouts au profit de l’athlétisme. Désormais, Moussa est également un sprinteur de 100 mètres.

On peut se demander pourquoi cumuler deux sports plutôt que d’exceller dans un seul? Tout simplement car Moussa estime que ces deux disciplines sont complémentaires. Les apports de l’une lui servent dans l’autre et vice versa. Il acquiert d’autres compétences, et d’autres valeurs qu’il souhaite partager avec ses joueurs. Il apprend aux autres et les autres lui apprennent.

Un club qui l’a adopté

Moussa2

Moussa donne des consignes à ses joueuses

En 2014, c’est un nouveau club qui accueille Moussa, non pas en tant que joueur, mais en tant qu’entraineur. Il rejoint le PB 18, grâce à un coéquipier de Championnet, Julien Keller, mari de la présidente de son nouveau club. Celui-ci le présente à Agnès, à qui il explique ses motivations pour rejoindre le Paris Basket 18 « j’aime bien les défis, relever les challenges, c’est une manière pour moi de me tester, savoir si je suis prêt en tant que formateur mais également en tant qu’homme. » Un niveau de formation au PB 18 plus abouti selon lui et différent car il s’agit là de former des filles.

Il débute en tant qu’intervenant ponctuel, assiste aux entrainements, exerce dans les activités du club à travers le service civique. Sa motivation et son implication lui permettent d’obtenir un contrat avec le PB 18. Aujourd’hui, Moussa est salarié au club, il aimerait transmettre à ces joueuses des valeurs sportives mais surtout des valeurs humaines car pour gérer certaines situations dans ce sport, il est important d’acquérir un niveau de maturité conséquent. « Le fait d’établir un lien entre leur sport et leur milieu social, peut m’aider à leur faire comprendre les valeurs nécessaires à la pratique du basket ». Mais avant tout, Moussa doit d’abord s’adapter au fait qu’il n’a plus affaire à des garçons. Pour lui, la différence se fait souvent au niveau du mental, une des clef de la réussite. Il estime plus complexe le fait de parvenir à inculquer aux filles la culture de la gagne, mais dès lors que cet état d’esprit prend forme chez les filles, cela devient beaucoup plus intéressant qu’une équipe de garçons. Mettre l’énergie qu’elles ont à revendre au profit du collectif est primordial.

Persévérance : le mot d’ordre

Vous l’aurez compris, Moussa est un garçon motivé, un compétiteur et lorsqu’on lui demande ce à quoi il aspire au sein du club, il répond simplement : « ce que je souhaite, c’est évoluer avec le PB 18. Si on veut que le club atteigne l’excellence, on se doit également d’élever notre niveau de coaching et c’est ce que je m’efforce de faire. »

Sa méthode lui a beaucoup été inspirée par Gilles Laupa, avec qui il a beaucoup appris sur l’aspect humain. Mais aujourd’hui au PB 18, Moussa peut également compter sur les conseils de Laurent, une référence pour lui en terme de coaching. « J’observe beaucoup sa pédagogie et sa manière de coacher parce que je suis encore jeune, j’ai beaucoup à apprendre des autres. C’est un coach qui te donne tout ou rien mais avec lui ça se passe sur le terrain et nulle part ailleurs »

Le PB 18, un club qui pourrait permettre à Moussa d’atteindre ses objectifs professionnels et humain, un club à qui il manque également quelque chose… mais quoi?

Un problème qui est évoqué de façon récurrente…le manque de moyens financiers. Un paramètre qui lui empêche d’imaginer comment pourrait avancer le club ces prochaines années. Mais pour Moussa, tout passe par la persévérance car nous avons là un club qui tire paradoxalement sa force de sa faiblesse. Ce manque est moins visible grâce à l’acharnement au travail de tous ses acteurs. Remporter des titres, ses filles savent le faire. Former des joueuses talentueuses, ses coachs savent le faire. Faire grandir chacun, ce club sait aussi le faire… et Moussa continuera de le démontrer par sa motivation au travail «  Si le club est parvenu à obtenir tant de bons résultats, c’est que le travail fourni est tout de même qualitatif avec les moyens que l’on se donne ».

 

Rudy.M

2 responses on “Moussa Ndiaye : Le Sport dans la peau

  1. Kriss dit :

    Bravo à Moussa.

    Implication, motivation et travail. Qualités parfaites pour le job.
    Bel article mettant en valeur le travail accompli par les éducateurs dans tous les clubs de tout sport de la métropole et des Dom-Tom.

    Kriss. (CS Basket)

  2. Oromo dit :

    J’ai vu ce Moussa a l’œuvre: j’attends de voir ce qu’il deviendra dans quelques années. Pour l’heure, il bénéficie d’un cadre lui pourvoyant des joueuses talentueuses.
    Bon courage à lui!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *