Diaba Konaté : No pain, no game

Posted on 29 mars 2016 in Au coeur du PB18.

Il y a celles qui renoncent aux premiers obstacles et celles qui se battent jusqu’au bout pour atteindre leurs objectifs. Diaba Konate fait partie de cette deuxième catégorie…celle des travailleuses acharnées, celle des joueuses qui se transcendent dans la difficulté, car c’est ce qui fait la différence au basket. Son implication au travail lui a permis de rejoindre le centre de formation du Toulouse Metropole Basket et de flirter avec les Bleues en étant sélectionnée avec les U16 pour le Tournoi du Poinçonnet. Mais rien n’est fait, le chemin est encore long pour Diaba et elle en a bien conscience.

Diaba à la mène

Diaba à la mène

L’ENTRÉE EN JEU

Agnès Sylvestre, la repère et lui propose d’intégrer la section sportive au collège Gérard Philipe.

Diaba se concentre pour son lancer-franc

Diaba se concentre pour son lancer-franc

Diaba ne cache pas sa joie. Elle laisse apparaître une personnalité très émotive « J’étais émue, hyper contente, à la limite des larmes parce que j’aimais beaucoup ça ».

Elle fait donc ses premiers pas au PB 18 à l’âge de 11 ans, où elle évolue pendant 4 ans. Durant ses années passées au club, elle effectue les sélections pour intégrer le pôle Espoir. Des essais qui s’avèrent concluants, mais Diaba a un autre projet… Les États-Unis. Elle préfère prendre son temps, perfectionner son jeu au PB 18 et améliorer son anglais plutôt que de rejoindre le pôle précipitamment. Dans l’espoir de pouvoir un jour jouer aux États-Unis. Elle choisit donc de suivre son coach Laurent qui lui permet de découvrir le jeu d’Outre-Atlantique. Pour elle, le rêve devient réalité. Pendant trois ans, lors des grandes vacances, Diaba, des coéquipières et le coach Laurent s’envolent pour la Californie où elles suivent des entrainements chaque jour et participent à des matchs le week-end, face à des équipes américaines. « Je me souviendrais toujours de Laurent car il m’a formée, il m’a vraiment épaulée pendant mes années au PB 18. Il était dur quand même, mais il m’a fait découvrir beaucoup de choses. »

UN LEADER DANS L’AME

Aujourd’hui, le PB 18 garde une place importante pour Diaba. Elle conserve un attachement avec le club via Laurent, Agnès, et certaines filles avec qui elle a pu jouer, car Diaba sait d’où elle vient et a toujours eu cette volonté de fédérer. Capitaine de l’équipe qui a remporté le championnat de France en 2014, ses anciens dirigeants au PB 18 la décrivent d’ailleurs comme un Leader. Une chose qui se ressent dans ses propos « Si il n’y a pas de cohésion, une équipe ne peut pas fonctionner. Dans notre équipe, je pense que la cohésion était présente mais il fallait une personne pour recadrer un peu tout le monde à chaque moment, une personne qui connait un peu tout le monde et n’a pas peur de s’exprimer… c’est primordial »

De parProt son sérieux et sa motivation, Diaba a su convaincre sa famille que le basket était la meilleure chose pour elle. « Ma famille me fait confiance, peu importe où je veux aller, elle me suit dans mes démarches. Je leur ai dit que ce sport me plaisait vraiment, et que c’est ce que je voulais faire de ma vie. » Celle-ci ne s’en fait donc pas trop pour ce qui est du soutien. Quitter le cocon familial a été un peu compliqué pour elle au début. Le changement d’environnement n’est pas toujours facile et un manque peut se faire sentir. Mais Diaba est une fille sociable et extravertie. Elle aime faire de nouvelles rencontres.

 

 

UN NOUVEAU CHALLENGE

Un aspect qui a facilité son intégration au Toulouse Métropole Basket. Cette nouvelle expérience sportive la met face à un tout autre fonctionnement, et un niveau qui s’est intensifié. Mais Diaba qualifie son coaching actuel comme moins sévère. En centre de formation, les joueuses sont davantage responsabilisées « Certes, on pousse les joueuses, on est épaulées, mais comme on grandi, on est responsabilisées. Aujourd’hui, c’est davantage nous face à notre basket, si tu ne fais pas les choses correctement, c’est ton problème. Tandis qu’au PB 18, c’est les débuts donc on nous guide plus, on est vraiment derrière nous…ça change ». Alors pour exceller au TMB, Diaba a conscience qu’elle doit travailler des points précis. Son mental par exemple, car elle se définit comme quelqu’un qui craque facilement. La pression et le stress peuvent parfois lui jouer des tours. Son adresse et sa vision de jeu sont également des compétences qu’elle souhaite améliorer.

SUR LES TRACES D’OLIVIA ?

Pour cela, elle compte bien suivre les traces d’Olivia Epoupa. Passée par le PB 18, actuellement au TMB, et internationale Française, Olivia Epoupa est pour Diaba une source d’inspiration. Elle a d’ailleurs l’occasion de s’entraîner à ses cotés et peut bénéficier de quelques conseils de sa part. « Je me souviens au PB 18 on ne parlait que d’elle, c’est toujours son prénom qui ressortait le plus. Agnès me disait qu’Olivia se jetait sur tous les ballons, elle était agressive et n’avait peur de rien. Et moi je n’ai presque retenue qu’elle…je connaissais les autres joueuses mais j’ai plus particulièrement retenu son nom. Elle est jeune, elle est en équipe de France, c’est le parcours parfait.»

Une source d’inspiration, des objectifs…collectivement Diaba vise le final four u18, son équipe étant éliminée de la Coupe de France et s’étant inclinée en finale des Championnats de France UNSS. Quant aux objectifs personnels, confiante, elle aspire à s’entraîner davantage avec les professionnelles, pour gagner en assurance et en expérience. Mais Diaba garde les pieds sur terre, elle sait que ceci ne sera atteignable qu’à force de travail. « Il faut bosser très dur, tenir compte des critiques de l’entraineur et s’engager pour son club. La ponctualité, l’assiduité, la motivation, le respect et une attitude positive font la différence je pense, sans oublier le plaisir de jouer. Mais surtout, ne pas négliger l’école »

 

Rudy.M

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *